Baghir - Visions

Exposition du 4 juillet au 24 septembre 2016

LES PERTURBATIONS NUMERIQUES : Nées d’expériences qui donnent à ses photos une impression de dessin ou de peinture, les perturbations numériques de Baghir sont avant tout une recherche sur la beauté picturale, un hommage rendu à la peinture autant qu’à la photographie noir et blanc. Il a fallu de l’imagination, quatre années de recherche et 15.000 photos à l’artiste pour faire aboutir son travail là où il voulait l’emmener. Il avait une vision en tête qu’il a réussi à transposer à force d’obstination. 

Ses perturbations numériques n’ont de numérique que leur nom car il s’agit en fait de photographies argentiques tirées à l’agrandisseur, et non retouchées. Ses photos étant très oniriques et laissant une grande liberté dʼinterprétation, Baghir a choisi de les nommer par des chiffres (perturbations numériques titrées PN # 527- 611), plutôt que par des noms de lieux ou dʼobjet, maintenant ainsi le mystère et la liberté de lecture dans les yeux du spectateur, qui, bien souvent, part loin dans lʼespace ou dans le temps.

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A propos de l'artiste

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Nicolas Baghir Maslowski est né en France en 1974. Il a choisi pour nom d’artiste Baghir, le prénom de son grand- père russe, mort en 1917. C’est son père, écrivain, arrivé tout jeune en France, qui est à l’origine de sa passion pour la photographie en lui offrant un petit appareil photo. L’enfant de 8 ans, introverti et rêveur, se passionne pour l’image et par le prisme de l’objectif s’invente un univers.
Son autre passion, c’est la musique, sans doute sous l’influence de sa mère, claveciniste et poétesse. Au début des années 2000, il passe du temps en Jamaïque, se lie d’amitiés avec plusieurs musiciens et fonde avec un ami le label Makasound/Inna de Yard, rééditant des chefs d’œuvres oubliés et introduisant Winston McAnuff en France. Les photographies de Baghir illustrent bon nombre des couvertures des albums. Le label rejoint un groupe et en 2013, Baghir fait le choix d’abandonner sa carrière dans la musique pour se consacrer pleinement à la photographie et poursuivre son projet artistique personnel.

Sa vision prend corps dans la série « Pertubations numériques », fruit de quatre ans de recherches et de plus de 15 000 prises de vue. Ses images, tout à fait contemporaines, se réfèrent au mouvement pictorialiste. Il travaille en argentique, utilise des films 35 mm et fait réaliser ses tirages à l’agrandisseur.

S’il choisit de ne pas donner de titre à ses tirages mais de leur attribuer une suite de chiffre, c’est pour que ses photographies voilées conservent une part de mystère aux yeux du spectateur, qui se laisse porter dans cet univers poétique où la liberté de la nécessité d’une interprétation ramène à la beauté irréductible de l’image. «L’anonymat des titres renforce la possibilité pour chaque image de se créer sa propre personnalité à travers le regard des yeux généreux qui acceptent de s’y perdre et d’y trouver un instant précieux.» Les images sont avant tout une étude de la beauté picturale, un hommage à la peinture et à la photographie en noir et blanc qui explorent la terra incognita du monde photographique onirique. «Avec mes perturbations numériques, j’essaye de m’approprier des beautés pour en rendre d’autres.»
Il fait ses débuts à la Fat Galerie / Sitor Senghor (Paris 2014) puis chez Swiss Art Space (Lausanne 2015), avant d’intégrer Photo12 Galerie (Paris 2015) qui après une exposition personnelle en décembre 2015, le représente lors d’Art Paris où son travail est très remarqué .Il expose  à Los Angeles en Août, à Photo Shanghai en Septembre prochain et à Art Elysées en octobre pour clôturer cette année 2016.