Exposition du 4 juillet au 26 septembre 2022

sur rendez-vous

Diana Lui - Śākti - ciel, terre, esprit, corps - premières œuvres des années 1990

Dans les années 1990, je suis revenue en Malaisie, après une absence de cinq ans pour mes
études. J’ai alors réalisé que j'avais en quelque sorte oublié d'où je "venais". Cette perte d'identité
était due au fait que j'avais complètement adopté un autre mode de vie, américain, pendant ce
temps d’études. Afin de surmonter ce choc culturel et identitaire, je me suis intuitivement mise à
photographier ma première passion, la danse.

Par la danse, le corps devient le principal instrument d'expression de soi, et à travers différentes
postures, gestes, torsions, étirements, coups de pied, sauts, arcs, chiquenaudes, expressions
exagérées du visage, etc., notre corps et notre âme vibrent et entrent dans l'existence. Quand je
danse, j'existe. Grâce à mes parents qui aimaient les arts de la scène, j'ai commencé à danser dès
l'âge de 5 ans. La danse, rythme physique et énergétique de l'univers et de la vie, est depuis lors
dans mon sang.

 

En Malaisie, j’ai eu l'opportunité de travailler avec les danseurs exceptionnels de compagnies de
danse telles que la Sutra Dance Company et le Five Arts Center. La particularité de la scène des
arts en Malaisie est la nature interculturelle et expérimentale des chorégraphes, danseurs et
acteurs : tous disposent d’une ascendance chinoise, indienne, malaisienne, arabe et européenne.
Ces traits de caractère multiculturel correspondent parfaitement à ma recherche personnelle,
ayant du mal à intégrer une double identité américaine et malaisienne. La Malaisie dans sa
complexité multiculturelle m'a donné la possibilité d'accepter ma propre identité unique ainsi que
de développer mon écriture photographique, ce que je n'ai réalisé que bien plus tard.

 

Grâce au temps passé avec ces fabuleux danseurs éclectiques, j'ai pu intégrer des mouvements
et des gestes de danse à mes portraits. Cette gestuelle, hautement symbolique, sur le plan
émotionnel et artistique a constitué le fondement de mon travail jusqu’à aujourd’hui.

 

La petite série de tirages vintage au bromure d'argent présentée ici est une sélection d'un plus
grand corpus d'œuvres réalisées dans les années 1990. Je les ai développées et imprimées dans
une chambre noire pendant mes années universitaires à Los Angeles après avoir fait plusieurs voyages de « retour aux sources » en Malaisie.
 

Depuis le Ciel

Aummmmmm... tremble sur toute la Terre

éveillant notre Esprit
à la langue ancienne de notre Corps

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© Diana Lui, Śākti

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​À propos de l'artiste

Diana Lui is an artist, photographer and filmmaker of Chinese and Punjabi origins from Malaysia.
She was sent in the 1980's at age 14 to further her studies in Los Angeles, California. After 12 years
in the United States, Lui moved to Europe, first to Belgium and finally to France in 1998. Based
both in Kuala Lumpur and Paris, she has been working between Asia and Europe for the last 30
years. Her transient life between three different continents has developed in her a heightened sense
of “rootlessness”. This "loss of self” became later the center from which her art took shape.
Consequently, her work for the last 3 decades questions the changing definition of cross-cultural
identities, past, present, future identities, hybrid identities as well as non-identities.
 

Lui’s fine arts education in UCLA (University California Los Angeles) and the Art Center College
of Design in Pasadena, California were influenced by teachers Robert Heinecken and Jan Stüssy,
prominent artists of the 1960’s Post-Modernist period. Lui specialised in photogravure and
platinum/palladium printing under the guidance of Los Angeles master printmaker Anthony Zepeda,
Rauschenberg’s former printer. A master with the 8x10 inch view camera, Diana Lui develops
projects over several years. Lui is invited regularly to lecture and teach in masterclasses around the
world with international festivals such as the Rencontres d’Arles in France and Venezia Photo in
Italy.
 

Lui has exhibited in some of the most prestigious institutions in the world - Guangdong Museum of
Art, Shanghai Art Museum, Fototeca de Monterrey in Mexico, Museo de Bellas Artes Caracas in
Venezuela, Musée de la Photographie de Charleroi in Belgium, Institut du Monde Arabe in Paris,
Musée Les Abattoirs and Musée Paul Dupuy in Toulouse, Southern France. Public collections
include the Guangdong Museum of Art, Musée de la Photographie de Charleroi, Museo de Bellas
Artes Caracas, University of California Los Angeles, etc. Recent private collectors include King
Mohammed VI from Morocco and the new Mandarin Oriental in Marrakech.
Lui was the first photographer chosen for the prestigious new art & science residence in Toulouse,
Résidence 1+2 in 2016. She was also a finalist for the Fondation HSBC pour la Photographie in
2008. She received a grant in 2015 from the George Town Festival in Penang for her project on
Malaysian women which travelled from the festival to the National Art Gallery in Kuala Lumpur
for the first KL Biennale in 2018.
She is represented by galleries around the world: Galerie 127 in Marrakech & Paris, Galerie Carole
Decombe in Paris and Los Angeles, Galerija Fotografija in Ljubljana, Galerie Huit in Arles and
SOLÈNE in London.