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Krista Svalbonas - What Remains

Exposition du 5 juillet au 23 septembre 2023

Mon travail s'intéresse aux idées de foyer et de dislocation, ainsi qu'à l'impact de l'architecture sur la psychologie humaine. En tant qu'artiste d'origine lettone/lituanienne, mon milieu culturel a nourri mon intérêt pour l'architecture. Pendant l'ère soviétique, les capitales de la Lettonie et de la Lituanie ont vu leurs bâtiments culturels transformés en entrepôts et leurs églises démolies. Les nouvelles constructions étaient bon marché, sans isolation et avec une plomberie et un chauffage inadéquat. Mon lien avec cette histoire m'a fait prendre conscience de l'impact de la politique sur l'architecture et, par conséquent, sur la vie quotidienne des gens. J'ai commencé à réfléchir à l'effet de l'architecture sur les dizaines de milliers de réfugiés, dont mes parents, qui ont échappé à la vie sous le communisme mais sont restés des années sans domicile fixe. De nombreuses structures construites pendant l'occupation soviétique de la région balte subsistent encore aujourd'hui. Pendant cette période, les Baltes ont continué à pratiquer des formes d'art telles que le tissage pour assurer la survie de leurs traditions, malgré le programme de suppression culturelle du régime soviétique.

Mon travail récent associe mes photographies de l'architecture soviétique dans la région balte à des motifs textiles traditionnels baltes. J'utilise une découpeuse laser pour découper les motifs textiles directement sur mes photographies en noir et blanc des bâtiments froids et imposants. Cette série explore le pouvoir de l'art populaire et de l'artisanat en tant que forme de défi contre les occupants soviétiques. Pour ce faire, elle se concentre sur la manière dont les motifs textiles traditionnels constituent un contrepoint à l'architecture de l'ère soviétique et à la mémoire de son programme totalitaire. La juxtaposition de structures en béton et de motifs d'art populaire fait également référence à la force et à la détermination des femmes qui ont créé les tissages. Dans l'ensemble, ce travail examine la manière dont les gens sont façonnés par leur environnement et comment ils peuvent se rebeller contre celui-ci pour préserver leur identité et leur culture.

Ce travail a été sélectionné comme série gagnante pour OpenWalls Arles vol.4, une collaboration entre le British Journal of Photography et la Galerie Huit Arles.

​À propos de l'artiste

Krista Svalbonas est titulaire d'une licence en photographie et d'une maîtrise en études interdisciplinaires. Son travail a fait l'objet d'un certain nombre d'expositions, notamment au Musée d'art contemporain de l'Utah, au Musée d'art de Spartanburg en Caroline du Sud, à la Howard Yezerski Gallery à Boston, à la Klompching Gallery et à l'ISE Cultural Foundation à New York.  Ses œuvres font partie de plusieurs collections privées, ainsi que du Cesis Art Museum en Lettonie, du Woodmere Art Museum et de la Temple University à Philadelphie. Ses récentes récompenses comprennent notamment une bourse Baumanis Creative Projects Grant (2020), le prix Rhonda Wilson (2017), une bourse de la Fondation Puffin (2016) et une bourse Bemis (2015). En 2022, Svalbonas présentera des expositions individuelles de sa série Displacement au festival de photographie de Copenhague au Danemark et au musée de la photographie de Tallinn, en Estonie. Elle est professeur associé de photographie à l'université St. Joseph. Elle vit et travaille à Philadelphie.

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